Où es-tu ? [00:04:14]
Où es-tu ?
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J’ai mal au dos… J’aime pourtant cela : construire des routes, des bâtiments.
Mais j’ai mal au dos. Je saigne. Leurs coups de fouet me tuent lentement. Sûrement.
Je suis l’esclave de Pharaon, un de plus, un de moins, que lui importe ?
Je suis Hébreu et c’est mon tort. Je suis plus faible qu'une feuille morte.
Je respire pourtant le même air.
Mon cœur est semblable aux leurs.
J’aurai pu être un scribe, un penseur,
Un poète, un créateur ou un magicien, un père !
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Cesse de rêver ! Cesse de rêver ! Me crie ce garde enrubanné.
Et il m’imprègne la leçon sur le dos à grand coups de fouet.
Oui, je fais mes devoirs, tout rentre, petit à petit, ne soyez pas inquiets !
Soyez rassurés, je serai mort avant d’oublier ce que vous m’enseignez.
Je ne suis qu’un esclave, un prisonnier, je n’ai aucun droit.
Mais je sais qu’elle existe, je la ressens, j’en rêve même parfois.
Elle panse mes plaies, une par une, avec amour et me donne la force de résister.
Mais je suis là où j’ai décidé de venir. Pour expier un peu plus, pour avancer.
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Une de ces vies riches de douleurs qui font grandir nos âmes.
Elle est si douce ma belle inconnue, c’est ainsi que je la vis, mon drame.
Moi, je suis encore brut de mes émotions. Je dois travailler dur pour mériter sa lumière.
Pour la suivre dans la bonté partout où elle ira. Pour la rendre fière.
La rumeur grandit de plus en plus, je l’ai entendue aussi, y aurait-il un espoir ?
Le frère de Pharaon est, paraît-il de notre sang, un noble miroir.
S'il me faut marcher quarante années dans le désert pour te retrouver enfin,
J’affronterai ce sable cruel lorsqu’il se défilera sous mes pieds, je suivrai ce saint !
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Cesse de rêver ! Cesse de rêver ! Me crie ce garde enrubanné.
Et il m’imprègne la leçon sur le dos à grand coups de fouet.
Oui, je fais mes devoirs, tout rentre, petit à petit, ne soyez pas inquiets !
Soyez rassurés, je serai mort avant d’oublier ce que vous m’enseignez.
Je ne suis qu’un esclave, un prisonnier, je n’ai aucun droit
Me crie ce niais, je n'ai aucun droit !
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Une fois de trop sur mon corps martelé, flagellé.
Une cinglante leçon de trop qui vient de puiser hors de moi, mes dernières forces.
Je n’ai plus de force, plus de temps ! Plus d’élans, ils ont tout pris, tout décimé.
Pardonne-moi. Tu viens à moi pour me consoler une dernière fois. Je vois déjà le porche.
La lumière m'envahit et je te laisse.
Le ciel tourne, il tourne sans cesse.
Le soleil m’éblouit.
A bientôt ma douceur de vie,
Mon havre de paix.
A bientôt, je t’attendrai.